16 août 2008

Goodbye Berlin

Très chers amis et fidèles lecteurs, mon épopée berlinoise s'arrête là. Eh oui, mon année sabbatique est déjà finie (que le temps est passé vite!). Je retrouve ma vie et mon travail de journaliste à Paris dès septembre.

J'ai passée 10 mois très intenses à Berlin, capitale chaleureuse et zen, sillonnée en vélo dans tous les sens par tous les temps, pour y apprendre la langue allemande et tester les innombrables petits restos de la capitale, y courir les théâtres et les lieux plus alternatifs, y rencontrer plein de nouvelles têtes et de nouvelles manières de vivre...

L'écriture de ce blog fait partie des belles aventures de cette année. Merci encore à ceux qui m'ont fait ce cadeau surprise, dont je n'aurais jamais eu l'idée. L'écriture m'a aidé à mettre des mots sur les sensations ressenties, à garder un oeil curieux et attentif sur le monde qui m'entourait. J'ai eu beaucoup de plaisir à écrire. J'espère que vous en avez eu autant à me lire. Merci en tout cas d'avoir cliqué régulièrement sur ce lien, malgré mes messages irréguliers, merci pour vos commentaires amicaux et pertinents. En un mot, merci !

Que va devenir ce blog ? Je ne le sais pas encore. Peut-être trouvera-t-il une nouvelle vie avec ma re-découverte de Paris ? ;-) On verra ....

à très bientôt dans tous les cas

viele Grüsse

Marie

01 juin 2008

Scotchant

Aux grands voyageurs, les grandes découvertes. Il m’aura fallu émigrer à Berlin pour réaliser que le Scotch n’est pas universel. Cet après-midi, j'ai fait développer quelques photos destinées à être postées dans la foulée. Face à une enveloppe qui ne voulait pas coller, je demande à la vendeuse de la boutique : « Haben Sie Scotch bitte ? ».

Stupéfaction de la jeune femme, dont les yeux s’ouvrent comme des soucoupes. A mon tour d’être interloquée. Comment donc ? Scotch ne serait pas au ruban adhésif ce que Coca est au cola ? La surprise cède rapidement à l’embarras. Comment expliquer un mot qui n’a pas de synonyme, surtout quand on ne sait pas dire « adhésif », ni même « coller » en allemand ?

Me voici donc, accoudée au comptoir, en train d'imiter la forme de ce satané rouleau et le bruit qu'il fait quand on tire dessus. Pas très concluant. Perplexe, la vendeuse me répond: « Je vais chercher ma collègue ». Nouveau mime. La seconde vendeuse se concentre, tandis que je tente d'améliorer mon accent allemand sur le "Sccccrrrtch" final. Ca marche ! Elle me tend le précieux sparadrap avec un sourire. Ouf!

Sachez chers amis, si d'aventure vous veniez en Allemagne, que c'est visiblement Tesa SA qui domine le marché de la bande collante de ce côté du Rhin. Il se définit d'ailleurs lui-même comme le « premier producteur européen de rubans adhésifs » (www.tesa.fr).

Donc, si vous avez besoin d'un petit bout de truc qui colle, demandez: « Haben Sie Tesa Film bitte ? » ou bien, pour les militants No Logo, « Haben Sie ein Klebeband bitte ? » (« kleben » signifie coller). Mais ne bannissez pas pour autant Scotch de votre mémoire, il vous sera utile pour commander un whisky ;-)

18 janvier 2008

Frohes neues Jahr !

Meilleurs voeux de santé et de bonheur pour 2008

chers amis ! 

 

A Berlin, l’année a commencé dans les cotillons et la bonne humeur et sous de multiples feux d'artifice. Chaque Berlinois ou presque envoie des fusées depuis le pied de son immeuble le soir de la Saint-Sylvestre. C'est à la fois joyeux et légèrement flippant... avec l’énorme fumée que dégagent ces savants cocktails, on n'y voit pas à deux mètres et le risque de se prendre un pétard perdu est réel.  C'est d'ailleurs pour cette raison que la législation allemande interdit formellement aux personnes non qualifiées d'allumer des feux d'artifice... excepté du 28 décembre au 1er janvier. Donc en décembre, les supermarchés regorgent de feux d'artifice et pétards en tout genre, tandis que les pouvoirs publics mènent tambour battant une campagne de prévention. Le 2 janvier, le lobbying des fabricants de feux d’artifice trinque probablement à la santé du jackpot encaissé. Pendant ce temps, la presse compte les blessés : 500 à Berlin cette année. Ce traditionnel bilan reste tout de même plus exotique que le décompte des voitures brûlées à Strasbourg ;-) 

 

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Parmi les bonnes résolutions prises pour cette nouvelle année (ma trentième en plus), celle d’écrire régulièrement sur mon blog. Plusieurs d’entre vous m’ont reproché de ne pas écrire assez souvent. Donc, c’est promis, je vous raconterai plus souvent des petites anecdotes sur mon humble épopée berlinoise, mais en échange, faites-moi le plaisir de m’écrire un petit commentaire à la suite de votre lecture. Cela me donnera d’autant plus de plaisir à écrire  :-)

Voilà ! Encore très bonne année à tous et à bientôt donc !

PS : A part ça, la vie suit son long fleuve tranquille. Angela n'a pas changé de mec. Elle a pris quelques jours de vacances pendant les fêtes sans tambour ni trompette ni falcon. Je ne sais même pas où.  


05 novembre 2007

Au pays du thé et des chats

Merhaba chers amis !

 

Me voici de retour à Berlin après 15 jours pleins de soleil et de rencontres en Turquie.

Partis un peu sur les chapeaux de roues, nous n’avions pas eu le temps d’organiser notre voyage. Juste l’envie de prendre du temps et d'essayer autant que possible d’entrer en contact avec les Turcs.

Istanbul, point de départ de notre périple, est une véritable ruche, en mouvement la nuit comme le jour, en particulier dans les zones portuaires.

 

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Aux abords du pont de Galata,  les commerçants s’affairent, les pêcheurs ajustent leurs hameçons, les travailleurs pressés attendent avec impatience leur bateau-bus, les hommes de la mer vendent du poisson grillé à même leurs esquisses, et les badauds comme nous observent avec amusement toute cette agitation en sirotant un thé bien sucré, tandis que l’appel à la prière retentit. 

Car Istanbul est aussi la ville aux 1000 minarets, dont les mosquées aux plafonds et faïences turquoise rivalisent de beauté.

 

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Après Istanbul, nous imaginions poursuivre en bus jusqu’à Izmir, importante ville portuaire puis remonter par sauts de puces le long de la côte égéenne. Mais la météo s’annonçait un peu capricieuse et un Américain travaillant en Turquie nous a convaincu (sans grande difficulté) que la Cappadoce, région vallonnée au centre du pays, était fabuleuse. Le lendemain, nous achetions nos billets pour Nevshehir…

Paysages grandioses, horizon infini, les balades dans les canyons creusés par l’érosion sont un régal. Ce paysage aride est parsemé d’une végétation inattendue (peupliers, oliviers, arbres fruitiers),  grâce aux  ruisseaux qui coulent au fond des canyons. Nous avons ainsi traversé plusieurs vergers.

Partout autour de nous, d’anciennes habitations creusées à même la roche. La Cappadoce est truffée de villages troglodytiques construits à partir du Moyen Age. Il en reste beaucoup de traces, notamment des églises, dont les peintures rupestres sont plus ou moins bien conservées, mais qui sont souvent impressionnantes par leur hauteur de plafond. Certains étaient même construites dans des « cheminées de fées », cônes rocheux créés par l’érosion, où se réfugiaient les populations chrétiennes persécutées.

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Nous avons tout de même fait une escale de quelques jours à Izmir, belle ville portuaire, histoire de se perdre dans son immense bazar et de visiter ses alentours, où surgissent encore des vestiges de l’Antiquité, notamment l’Asclépéion de Pergame.  Ce complexe, construit autour du temple d’Asclépios, le dieu guérisseur, soignait avec des méthodes qui ne séduiraient pas que les malades : bains, massages, siestes, analyse des rêves et théâtre.

Autre site archéologique de taille à Pergame : l’Acropole, dédié aux empereurs Trajan et Hadrien, dont les plus belles pièces se situent aujourd’hui au musée Pergamon… de Berlin.

 

 

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Izmir a été l’occasion de plusieurs rencontres.  Dans un français approximatif, un homme nous a raconté une tranche de sa vie : manque de travail dans sa région, 4 enfants, émigration clandestine en France, somme exorbitante au passeur, travail au noir chez des cousins en région parisienne dans le bâtiment, envoi d’argent chaque fin de mois à la famille restée en Turquie. Et ce pendant 5 ans.  

D’autres rencontres se sont faites en allemand ou en anglais. Mais même quand ils ne parlaient que le turc (dont nous connaissions cinq mots), les habitants nous ont témoigné leur gentillesse désintéressée pour nous aider à retrouver notre route ou nous offrir un thé.  Bref, un pays qui donne envie d’y retourner…


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                                        Et en plus, y' a du chocolat !          

 

 

 

 

 

18 octobre 2007

Paris-Berlin-Istanbul

Cette fois, ça y est, je vous écris depuis Berlin, où j'ai posé mes valises mardi dernier et vécu mon premier choc culturel ce matin même, lors de mon enregistrement à la mairie.

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Botero est à Berlin :-) 

 

Pour faire mes papiers, l'employée me posait quelques questions, dont l'une m'a laissée sans voix: "Quelle est votre religion? Catholique? Evangélique? Autre?". Cette question, sidérante pour nous, est naturelle en Allemagne, où les croyants payent un impôt à leur Eglise. A priori, l'impôt reversé aux différents cultes représentent 7% du montant total des impôts payés par les Allemands. L'Eglise catholique allemande est d'ailleurs celle qui redistribue le plus d'argent au Vatican...

 

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Petit aperçu des vestiges de l'ex-RDA 

Mes papiers en poche, je ne réalise pas encore pour autant que je suis en Allemagne pour un an. Pour le moment, j'ai "juste" l'impression d'être en vacances, d'autant que je m'envole demain en Turquie pour 15 jours. Les aventures de "Marie à Berlin" commencent donc à Istanbul... 

à bientôt