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05 novembre 2007
Au pays du thé et des chats
Merhaba chers amis !
Me voici de retour à Berlin après 15 jours pleins de soleil et de rencontres en Turquie.
Partis un peu sur les chapeaux de roues, nous n’avions pas eu le temps d’organiser notre voyage. Juste l’envie de prendre du temps et d'essayer autant que possible d’entrer en contact avec les Turcs.
Istanbul, point de départ de notre périple, est une véritable ruche, en mouvement la nuit comme le jour, en particulier dans les zones portuaires.

Aux abords du pont de Galata, les commerçants s’affairent, les pêcheurs ajustent leurs hameçons, les travailleurs pressés attendent avec impatience leur bateau-bus, les hommes de la mer vendent du poisson grillé à même leurs esquisses, et les badauds comme nous observent avec amusement toute cette agitation en sirotant un thé bien sucré, tandis que l’appel à la prière retentit.
Car Istanbul est aussi la ville aux 1000 minarets, dont les mosquées aux plafonds et faïences turquoise rivalisent de beauté.

Paysages grandioses, horizon infini, les balades dans les canyons creusés par l’érosion sont un régal. Ce paysage aride est parsemé d’une végétation inattendue (peupliers, oliviers, arbres fruitiers), grâce aux ruisseaux qui coulent au fond des canyons. Nous avons ainsi traversé plusieurs vergers.
Partout autour de nous, d’anciennes habitations creusées à même la roche. La Cappadoce est truffée de villages troglodytiques construits à partir du Moyen Age. Il en reste beaucoup de traces, notamment des églises, dont les peintures rupestres sont plus ou moins bien conservées, mais qui sont souvent impressionnantes par leur hauteur de plafond. Certains étaient même construites dans des « cheminées de fées », cônes rocheux créés par l’érosion, où se réfugiaient les populations chrétiennes persécutées.

Autre site archéologique de taille à Pergame : l’Acropole, dédié aux empereurs Trajan et Hadrien, dont les plus belles pièces se situent aujourd’hui au musée Pergamon… de Berlin.

Izmir a été l’occasion de plusieurs rencontres. Dans un français approximatif, un homme nous a raconté une tranche de sa vie : manque de travail dans sa région, 4 enfants, émigration clandestine en France, somme exorbitante au passeur, travail au noir chez des cousins en région parisienne dans le bâtiment, envoi d’argent chaque fin de mois à la famille restée en Turquie. Et ce pendant 5 ans.
D’autres rencontres se sont faites en allemand ou en anglais. Mais même quand ils ne parlaient que le turc (dont nous connaissions cinq mots), les habitants nous ont témoigné leur gentillesse désintéressée pour nous aider à retrouver notre route ou nous offrir un thé. Bref, un pays qui donne envie d’y retourner…

Et en plus, y' a du chocolat !
18:40 Publié dans Anecdotes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



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