25 juillet 2008
Obama à Berlin : ce que la presse n'a pas dit
Plus de 200 000 personnes se sont déplacées pour voir et entendre Barack Obama de passage hier à Berlin. Sans surprise, sa venue fait la Une de toute la presse allemande ce 25 juillet. Tandis que le "Tageszeitung" s'attarde sur les projets de politique étrangère du candidat, le "Tagesspiegel" relate aussi sa rencontre avec Angela Merkel à la chancellerie, tandis que le "Bild Zeitung", tabloïd préféré des Allemands, avait dépêché une reporter pour suivre l'Américain dans un fitness club berlinois. La journaliste en a rapporté cette information capitale, qui figure d'ailleurs en couverture du quotidien : Obama "peut soulever des haltères de 32 kilos". Vive l'investigation !
A vrai dire, cela fait 15 jours que la venue de Barack fait les gros titres des journaux de Berlin. Depuis début juillet, tous les journalistes de la capitale sont sur le pied de guerre pour savoir quand il viendra exactement, dans quelles conditions, avec quel budget, voir qui, dire quoi et surtout où le dire.
Du suspense jusqu'au bout
Le lieu du discours a en effet tenu la capitale en haleine pendant 10 jours, tandis que l'arène politique se chamaillait. La chancelière (CDU) s`opposait à un discours devant la porte de Brandenbourg, traditionnellement réservée aux chefs d'état. Klaus Wowereit, le maire de la capitale (sous coalition de gauche), assurait que c'était à lui d'en décider. L'équipe du candidat à la présidentielle américaine, soucieuse d'éviter un incident diplomatique tout en souhaitant un lieu symbolique, cherchait des alternatives. La Gendarmenmarkt ? L'aéroport de Tempelhof ? La place de la Siegesäule ?
Ou carrément une autre ville? La veille du discours tant attendu, alors que 700 policiers étaient déjà déployés dans tout Berlin, la rumeur circulait dans la rédaction du "Tagesspiegel" que Barack Obama aurait finalement renoncé à Berlin et opté pour la petite ville de Trêves. Mais cette crainte ne se confirma pas et le représentant des Démocrates étasuniens fit finalement son discours à Berlin, place de la "Siegesäule" (1), dans l'axe de la porte de Brandenbourg.

Bières et business
Jeudi 24 juillet, le discours du candidat américain est attendu à 19 heures. C'est donc dès le début d'après-midi que l'avenue du 17 Juin, qui relie la Porte de Brandebourg à la Siegesäule, commença à se remplir. Des Démocrates convaincus incitent les Américains résidant à Berlin - environ 20 000 -à s'inscrire à l'ambassade pour pouvoir voter en novembre prochain. D'autres vendent des accessoires à l'effigie de leur représentant. Il est ainsi possible d'acheter un gros pins "Obama 08" pour la modique somme de 4 euros ou alors un T-Shirt beaucoup plus cher, flanqué d'un slogan au goût douteux, "Obama - Global tsunami of change".
Les vendeurs de bière-et-de-hot-dogs-trois-fois-plus-chers-que-d'habitude n'auraient, eux non plus, raté ce rendez-vous pour rien au monde. La bonne odeur de barbecue, le soleil et le ciel azur donne des allures de fête foraine à ce grand rendez vous. L'ambiance est bon enfant. Étudiants et touristes sont là. Ça sent les vacances.
Cependant dans les derniers 300 mètres qui sépare la foule de la scène aménagée pour l'occasion, l'atmosphère se crispe un peu. Des contrôles de sécurité à faire pâlir les aéroports internationaux sont mis en place. Chacun doit vider entièrement son sac à main et ses poches. Cela prend des heures. Femmes enceintes ou avec poussettes doivent attendre comme les autres dans la bousculade et sous un soleil de plomb. Au final, seul un petit quart des spectateurs franchissent le sésame. Les autres auront le choix entre un Barack de 60 centimètres á l`oeil nu et un Obama de 3,20 mètres sur écran géant. Mais avec permission de garder sa bière à la main.
English sinon rien
19h15. Quelques minutes après l'heure annoncée, Barack Obama arrive enfin. En costume sombre, souriant et certain de son charme, il marche jusqu`au pupitre. Longuement acclamé, il remercie aussi longuement la foule et les organisateurs. Le discours commence enfin. En anglais. Et seulement en anglais. Pas le moindre sous-titre sur les écrans géants, mais un son qui arrive en différé de l'image et un écho gênant. Les spectateurs non bilingues ont ainsi attendu près de trois heures pour comprendre un mot sur quatre de l'allocution.
Avant d'aborder les relations entre les Etats-Unis et l'Europe, la question de l'Afghanistan et du nucléaire, le candidat démocrate retrace longuement l'historique du blocus aérien de Berlin Ouest en 1948. Comme si les Berlinois ne connaissaient pas cet épisode de leur histoire.
Après un discours bien rythmé, sans prompteur ni notes, Barack Obama, parfait orateur, repart comme il est venu, certain de son pas et de son sourire. Totalement maître de sa communication et de son image. Presque trop. Cette intervention d'une demi heure devant plus de 200 000 personnes n'a laissé transparaître aucune émotion, aucune spontanéité.
(1) : La Siegesäule ou "colonne de la victoire" symbolise la victoire de la Prusse sur la France en 1870. En 1945, les Français qui occupaient une partie de Berlin, voulaient détruire ce mémorial humiliant à leurs yeux. Refus catégorique des Américains, qui les autorisèrent néanmoins à planter leur drapeau quelques temps au sommet de la colonne.
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19 juillet 2008
Die andere Seite der Medaille
17.07.2008 im Tagesspiegel
http://www.tagesspiegel.de/weltspiegel/Ehrenlegion;art111...
Es war der Höhepunkt der traditionellen Elysée-Gartenparty am Nationalfeiertag. Umringt von Hunderten Ehrengästen erhob Präsident Nicolas Sarkozy Ingrid Betancourt zum „Ritter der Ehrenlegion“. Sie habe „Würde, Anstand und Mut“ bewahrt, sagte der Staatschef und heftete ihr das begehrte Kreuz am roten Band ans Revers. Die französisch-kolumbianische Ex-Geisel gab sich bescheiden: „Ich bin mir sehr bewusst, dass ich diese Auszeichnung nicht verdiene.“ Ganz anders denkt Gilbert B. Seit 2002 zierte sich der Veteran jedes Jahr auf der Parade auf den Champs-Elysées mit vier hohen Ehrenmedaillen. Nur der begehrte Orden der Ehrenlegion fehlte ihm noch – sie sollte sein nächstes Projekt sei. Daraus wird nun nichts. Denn alle seine Medaillen hatte er selbst gekauft oder durch gefälschte militärische Zeugnisse erschwindelt. Nun läuft eine Anklage gegen ihn, im November steht er vor Gericht.
„Solche Affären mit falschen Medaillen sind nicht selten“, schreibt „Le Monde“. Die französische Tageszeitung beruft sich dabei auf Francois Sourd, bei der Ehrenlegion mitzuständig für die Auswahl der Kandidaten. Jedes Jahr gehen bei ihm rund hundert Anzeigen gegen falsche Ordensträger ein, die sich angeblich bei offiziellen Paraden mit illegalen Medaillen gebrüstet haben. In der Hälfte aller Fälle lässt sich der Verdacht erhärten – so bei Gilbert B.
Zehn bis 15 Veteranen landen am Ende vor Gericht – ihre begehrteste Fälschung ist der „Ritter der Ehrenlegion“. Nach französischem Recht drohen den Hochstaplern bis zu einem Jahr Gefängnis und eine Geldstrafe von 15 000 Euro. Die Richter jedoch ließen bisher Gnade vor Recht ergehen: Alle falschen Ehrenritter der letzten Jahre kamen mit einer Geldstrafe davon. Marie Masi
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18 juillet 2008
Retour sur 20 ans d'évolution des négociations sociales en Allemagne
Entretien avec Olivier Giraud, politologue et chargé de recherche au CNRS, rattaché au centre Marc Bloch et au centre de recherches en sciences sociales WZB, tous deux à Berlin (*). Il collabore également au CERFA (centre d'études des relations franco-allemandes) de l'IFRI (Institut français de relations internationales).
Depuis l'automne 2007, les relations conflictuelles entre employeurs et employés des services publics semblent se multiplier (jardins d'enfants, transports publics, voiries...), avec des négociations qui n'aboutissent pas et des grèves à répétition. Est-ce un phénomène nouveau ?
Olivier Giraud : Les syndicats ont mené une stratégie de modération salariale pendant près de 10 ans. Aujourd'hui, l'Allemagne connaît une croissance solide, donc ils rompent avec cette stratégie de modération et font part de leurs revendications. Face à celles-ci, les employeurs réagissent très différemment dans le secteur public et dans le privé.
Dans le privé, les négociations ont abouti sans trop de difficultés, car les entreprises font des bénéfices. Les grèves d'avertissement (« Warnstreike ») ne se sont pas enlisées, n'ont pas dégénéré, et les salariés ont obtenu des hausses de salaires significatives. Par exemple, en février 2008, le syndicat IG Metall a signé un accord régional (Nord-Ouest) avec les employeurs de la sidérurgie, actant d'une amélioration de 5,2% des salaires et d'une prime exceptionnelle de 200 euros pour 85 000 ouvriers. Cet accord, qui doit être étendu à toute l'Allemagne (et donc concerner 20 000 salariés de plus), représente la plus forte revalorisation salariale depuis 15 ans dans la sidérurgie.
Dans le public, les gains de productivité réalisés par les employés de ce secteur, sont contestés par le gouvernement en place. L'argument politique actuel est de considérer que les services publics ne génèrent pas de gains et sont financés par l'impôt. Augmenter les salaires des travailleurs du public amène, selon cette logique, à augmenter les impôts des contribuables. Par ricochet, cela pèse sur la consommation et donc sur l'emploi. Il est faux de dire que les services publics ne génèrent aucun gain de productivité, puisque les services administratifs se sont rationalisés, via l'informatique et les nouvelles technologies, comme dans le privé. Mais dans certains secteurs publics, les gains de productivité sont plus difficiles à voir : éducation, voiries, transports publics. Et l'on constate que ce sont surtout dans ces secteurs là qu'il y a des tensions aujourd'hui. La différence entre les deux secteurs tient davantage à la différence de résistance des employeurs qu'aux capacités de mobilisation des syndicats.
Les augmentations de salaires obtenues dans le privé compensent-elles les années de modération salariale ? Quel était, pendant cette période, qui s'étend de la fin des années 90 à la fin des années 2000, l'état du dialogue social ?
Non, les hausses de revenus obtenues dernièrement ne compensent pas la perte de pouvoir d'achat subie par les salariés pendant les années 1990, notamment par les moins qualifiés dans le secteur public : la perte est de l'ordre de 2 points annuels sur les dix dernières années. Pendant ces années rendues difficiles par le coût de la réunification allemande (1990), les syndicats du secteur public ont joué le jeu de la modération salariale au côté du secteur privé. Il y avait l'idée d'un mouvement coordonné et solidaire. Ainsi la situation des deux secteurs était homogène pendant cette période, alors qu'elle est très différenciée aujourd'hui.
Face à un taux de chômage élevé à cette époque, les syndicats du privé se battaient surtout pour maintenir le taux d'emploi, via des dérogations aux accords de branches professionnelles. Dans le secteur public, bien qu'il n'y ait pas que des fonctionnaires, les travailleurs ont été moins touchés par ce type de mesures. Mais aujourd'hui, les négociations dans les services publics achoppent, car l'Etat demande que la hausse de salaire réclamée par les syndicats s'accompagne d'une hausse du temps de travail. Ce que les syndicats du public refusent.
Les années de modération salariale ont-elles modifié le paysage syndical allemand et les règles de la négociation ?
Les négociations entre patronat et syndicat s'effectuent à deux niveaux. Les questions de temps de travail, de salaires et de formation sont discutées par branches professionnelles. Les questions d'organisation et de conditions de travail sont négociées par entreprises. Mais la réunification allemande a profondément bouleversé la structures de négociations du pays, et donc modifié les rapports de force. Après la chute du mur, les différences de salaires et de niveaux de vie entre Allemands de l'Est et de l'Ouest étaient considérables.
L'objectif était donc de parvenir à un alignement progressif des salaires de l'Est sur ceux de l'Ouest. Des négociations ont eu lieu, mais comme l'économie de l'ex-RDA n'était pas encore privatisée, ce sont le patronat et les syndicats de l'Ouest qui ont négocié pour les acteurs de l'Est. Au final, les salaires des travailleurs de l'Est devaient rattraper ceux de l'Ouest en 3,5 ans, alors que le différentiel de productivité était de 70% en défaveur des entreprises de l'ex-RDA. C'était trop ambitieux. D'ailleurs, l'égalité des salariés, si elle a très vite progressé au début, n'est toujours pas totalement atteinte aujourd'hui.
Le rattrapage salarial était négocié par branches professionnelles. Les entreprises de l'Est qui ne pouvaient suivre les hausses négociées ont commencé à sortir des conventions collectives. Le mouvement fut de plus en plus massif. Des entreprises de l'ouest, notamment des PME et des entreprises rachetées par les Etats-Unis ou le Japon, ont commencé à faire de même. Dès lors, la force de frappe des syndicats et la protection des salariés s'en sont trouvés fortement amoindris. D'autant que la régulation publique, en Allemagne, est assez faible, donc les salariés d'entreprises «électrons libres» sont assez peu protégés.
Pour éviter des sorties massives des conventions collectives, les syndicats ont accepté une série d'accords dérogatoires à partir du milieu des années 90. Par exemple, des « clauses d'ouverture », selon lesquelles une entreprise peut suspendre, si elle est en difficultés, l'application des tarifs négociés par les acteurs de la branche. Autres exemples : des accords signés aux niveaux des entreprises sur des sujets autrefois discutés au niveau des branches ou encore, des accords différenciant les conditions de salaires selon les régions. Aujourd'hui, la sortie massive des conventions s'est stabilisée. A l'Ouest, 40% des entreprises en font partie, soit un peu plus de la moitié des salariés, ce qui représente une chute sévère si on se réfère aux années 1990.
Cette décentralisation des négociations a entraîné un éclatement et une différenciation des statuts et des traitements des salariés. Cette tendance était en outre renforcée par la politique menée par les Länder, en concurrence pour attirer les travailleurs, via une politique de formation professionnelle attractive.
Cette évolution du système de négociations explique-t-elle les revendications des syndicats et partis de gauche (SPD y compris) à l'instauration d'un salaire minimum national ? Est-ce une forme de reconnaissance par les syndicats d'une incapacité du système d'aujourd'hui à fonctionner ?
Oui, c'est une manière de reconnaître que le système tel qu'il a évolué ne fonctionne plus très bien. D'autant que nombre de services publics ont été ouverts à la concurrence du privé. Le dernier en date, La Poste, s'estime en concurrence déloyale, dans la mesure où les entreprises concurrentes qui se sont créées n'ont pas adhéré à l'accord de branche auquel elle est soumise. Elles paient donc des salaires très largement inférieurs à ceux de La Poste.
Aujourd'hui, les très faibles salaires sont compensés par l'ALG2 (**), qui indemnise les pertes de gains et joue ainsi un role équivalent à la prime pour l´emploi en France. Donc en quelque sorte, l'Etat finance des prestataires privés, qui parfois lui font concurrence. C'est illogique. Pour cette raison, le SPD est favorable à un salaire minimum national, car il considère que l'Etat n'a pas à subventionner les entreprises. La CDU, en revanche, est contre. Pour elle, ce minimum légal va créer du chômage, du travail au noir. Les Verts se posent la question. Ils voudraient que ce salaire minimum soit accompagné d'une exonération de charges pour les employeurs, afin de baisser le coût du travail, notamment du travail à faible valeur ajoutée. Pour le moment, un salaire minimum a été négocié dans trois secteurs professionnels : la Poste, le bâtiment et le nettoyage industriel.
(*) WZB : Wissenschaftszentrum Berlin für Sozialforschung.
(**) ALG : Arbeitslosengeld.
11:58 Publié dans Actu | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juillet 2008
Mittelsmeerunion : kritische Migranten aus Frankreich
12.07.2008 im Tagesspiegel
http://www.tagesspiegel.de/politik/div/;art771,2570486
Frankreichs Einwanderer aus den Anrainerstaaten, die nicht zur EU gehören, stehen dem Projekt der Mittelmeerunion bislang skeptisch gegenüber. So befürchtet Ali al Baz, der Vertreter des Vereins maghrebinischer Arbeiter in Frankreich (ATMF), dass die Union sich nur um Wirtschaft, Handel und Sicherheit kümmern wird.
Vereine wie der ATMF rechnen nach den Beratungen der EU-Innenminister über einen europäischen Einwanderungspakt mit einer Politik, die sich stark gegen illegale Immigranten richten wird. Die Vereine fordern, dass die Mittelmeerunion sich auch für Menschenrechte und Meinungsfreiheit in den Anrainerstaaten starkmacht.
Umit Metin vom Verband der Türken in Frankreich (Racort) sagt: „Diese Union macht uns skeptisch, weil sie keine Initiative der mediterranen Staaten ist.“ Nach seiner Ansicht ist die Gründung der Mittelmeerunion eine Art Wiedergutmachung dafür, „dass Frankreich die Türkei als neuen EU-Mitgliedstaat ablehnt“. Marie Masi
12:30 Publié dans Deutsche Fassung | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 juillet 2008
Schmoren im Schrank
12.07.2008 im Tagesspiegel
http://www.tagesspiegel.de/medien-news/;art15532,2570432
Die Umstände eines Interviews mit Staatspräsident Nicolas Sarkozy beleben die Debatte in Frankreich über den Quellenschutz neu. Dieses Video zeigt einige Minuten vor einem Fernsehgespräch im Programm France 3. Sarkozy machte sich über den Interviewer Gérard Leclerc lustig. Er fragte ihn: „Wie lange hast du im Schrank geschmort?“ als Anspielung darauf, dass Leclerc in den vergangenen zwei Jahren nur im Hintergrund arbeiten durfte. „Ich hatte mich darüber beim Sender beschwert“, sagte der Präsident zum Journalisten. Manche Beobachter hielten das für eine Schmeichelei, andere glaubten, Sarkozy wollte Leclerc zu verstehen geben, dass er ihn nicht für den geeigneten Interviewer hielt.
Diese Passagen wurden aufgenommen und gelangten Ende Juni in die Hände von „Rue 89". Die unabhängige Online-Zeitung in Paris war 2007 von einem ehemaligen Journalisten der Tageszeitung „Libération“ gegründet worden. Sie ist auf „Scoops" aus. Das Video Sarkozy/Leclerc wurde in 24 Stunden mehr als eine Million Mal angeklickt. France 3 forderte daraufhin Rue 89 per Anwalt am 2. Juli auf, das Video aus dem Netz zu nehmen und zu erklären, unter welchen Umständen das Material zu Rue 89 gelangt sei.
„Es ist das erste Mal, dass ein Medium ein anderes Medium bittet, seine Quelle zu verraten", stellte Pierre Haski, Direktor der Online-Zeitung, fest. „Wir werden unseren Informanten nie preisgeben“, fügte er hinzu. Für den Medienanwalt Basile Ader ist die Forderung von France 3 „neu und kontradiktorisch“. Ein Medium könne nicht das Prinzip des journalistischen Quellenschutzes für sich beanspruchen und es anderen Medien verweigern. Bertrand Boyer, Vertreter der Journalisten von France 3, sagte: „Wir sind schockiert. Auch Journalisten von France3 wollen Quellenschutz“. Rue 89 behauptete, dass France 3 vom Elysée-Palast und der Regierungspartei unter Druck gesetzt werde – der schlechten PR für Sarkozy wegen. Mittlerweile klagt der Fernsehsender gegen Unbekannt wegen des angeblichen Diebstahls des Videos.
Ein Gesetzentwurf, um den Quellenschutz der Presse zu verbessern, ist von der Nationalversammlung bereits verabschiedet worden. Die Initiative dazu war von Justizministerin Rachida Dati (UMP) im März gekommen, nach einem Versprechen ihres Parteifreundes Nicolas Sarkozy, als er noch Präsidentschaftskandidat war.
Das erste Gesetz über einen Informantenschutz war erst 1993 verabschiedet worden – 112 Jahre nach dem Pressefreiheitsgesetz. Das künftige Gesetz soll das Prinzip des Quellenschutzes für Journalisten festschreiben. Aber der Textentwurf enthält einige Ausnahmen, beispielsweise, wenn es ein überragendes öffentliches Interesse gibt oder im Falle schwerer Verbrechen. Darüber soll ein Richter urteilen und gegebenenfalls eine Hausdurchsuchung bei Medien oder einzelnen Journalisten anordnen können. Die Betroffenen sehen diese Ausnahmen mit Skepsis, weil sie nicht genau definiert seien und zu viel von der Interpretation des Richters abhänge. Der Gesetzentwurf soll jetzt vom Senat, der zweiten Kammer der Nationalversammlung, debattiert werden. Marie Masi
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12 juillet 2008
Im Tagesspiegel
En stage en juillet au quotidien berlinois "Der Tagesspiegel", j'ai écrit quelques articles pour les rubriques Politique et Médias. Ils portent sur des sujets touchant la France, mais sont rédigés en allemand (corrigé de mes fautes par mes collègues ;-) Bonne lecture amis germanophiles...
Im Juli mache ich ein Praktikum in der Tageszeitung "Der Tagesspiegel". Ich habe eineige Artikel für die Politik und Medien Abteilungen geschrieben. Sie sind über Frankreich, aber natürlich auf deutsch... und korrigiert ;-) So gute Lesung und viel Spaß !
10.07.2007 im Tagesspiegel
http://www.tagesspiegel.de/politik/div/;art771,2568983
Sarkozys Geheimdienst : "Voll daneben"
Es war am Vortag der Befreiung von Ingrid Betancourt: Um ein Haar hätte der französische Auslandsnachrichtendienst den Tod der weltbekannten Geisel gemeldet. Diese Beinahepanne enthüllte jetzt die französische satirische und investigative Online-Zeitung „Bakchich“ – 2006 von Nicolas Beau gegründet, einem früheren Journalist der Wochenzeitung „Le Canard enchainé“. Das Verteidigungsministerium in Paris lehnte dazu jede Stellungnahme ab.
Nach den Recherchen von „Bakchich“ kam die Nachricht vom angeblichen Tode Betancourts aus einem Spezialbüro, das im Mai 2007 auf Anweisung von Präsident Nicolas Sarkozy eingerichtet worden war. Deren Mitarbeiter sollten alle Informationen über die Situation der französisch-kolumbianischen Geisel sammeln und auswerten.
Als der zuständige Abteilungsleiter des Auslandsnachrichtendienstes den Text auf den Tisch bekam, wollte er über die Veröffentlichung nicht allein entscheiden. „Er erinnerte sich an einen früheren peinlichen Fall – der Auslandsnachrichtendienst hatte den Tod des saudischen Königs Fahd gemeldet, sieben Jahre zu früh“, schrieb die Online-Zeitung. Nur weil sein Chef nicht da war, entschied sich der Abteilungsleiter, die brisante Nachricht zunächst unter Verschluss zu halten. Am nächsten Tag dann kam Ingrid Betancourt frei. Marie Masi
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