13 février 2008

La Sarkozie vue d'ici

 
« Combien de temps Angela Merkel serait-elle encore au pouvoir », si elle se faisait payer ses vacances par de grands industriels allemands ou les passait en leur compagnie ?, se demandait l'hebdomadaire « der Spiegel » (« le Miroir »), qui consacrait, fin janvier, tout un dossier sur Nicolas Sarkozy, sa manière de gouverner, d'étaler sa vie privée et ses amitiés avec Vincent Bolloré, Bernaud Arnault, Serge Dassault & Cie.
 
 
df557c56a82aec6c65562a014ea47b2d.jpg
 
 
Quelques jours auparavant, « Die Zeit » (« Le Temps »), quotidien national réputé assez libéral et sérieux, se demandait lui, où était passée l'opposition politique en France. « Dans la mesure où les 'amis de Nick' contrôlent une grande partie des médias et que Sarkozy domine le Parlement, ce sont Le Canard enchaîné et Rue89  qui, dans la pratique, représentent l'opposition" politique, estime le journal.

Certes, ce sont des morceaux choisis, mais la presse allemande observe, d'une manière générale, d'un oeil très critique notre nouveau président.

18 janvier 2008

Frohes neues Jahr !

Meilleurs voeux de santé et de bonheur pour 2008

chers amis ! 

 

A Berlin, l’année a commencé dans les cotillons et la bonne humeur et sous de multiples feux d'artifice. Chaque Berlinois ou presque envoie des fusées depuis le pied de son immeuble le soir de la Saint-Sylvestre. C'est à la fois joyeux et légèrement flippant... avec l’énorme fumée que dégagent ces savants cocktails, on n'y voit pas à deux mètres et le risque de se prendre un pétard perdu est réel.  C'est d'ailleurs pour cette raison que la législation allemande interdit formellement aux personnes non qualifiées d'allumer des feux d'artifice... excepté du 28 décembre au 1er janvier. Donc en décembre, les supermarchés regorgent de feux d'artifice et pétards en tout genre, tandis que les pouvoirs publics mènent tambour battant une campagne de prévention. Le 2 janvier, le lobbying des fabricants de feux d’artifice trinque probablement à la santé du jackpot encaissé. Pendant ce temps, la presse compte les blessés : 500 à Berlin cette année. Ce traditionnel bilan reste tout de même plus exotique que le décompte des voitures brûlées à Strasbourg ;-) 

 

42b52556508c385fb102ec242857fcc9.jpg

 

Parmi les bonnes résolutions prises pour cette nouvelle année (ma trentième en plus), celle d’écrire régulièrement sur mon blog. Plusieurs d’entre vous m’ont reproché de ne pas écrire assez souvent. Donc, c’est promis, je vous raconterai plus souvent des petites anecdotes sur mon humble épopée berlinoise, mais en échange, faites-moi le plaisir de m’écrire un petit commentaire à la suite de votre lecture. Cela me donnera d’autant plus de plaisir à écrire  :-)

Voilà ! Encore très bonne année à tous et à bientôt donc !

PS : A part ça, la vie suit son long fleuve tranquille. Angela n'a pas changé de mec. Elle a pris quelques jours de vacances pendant les fêtes sans tambour ni trompette ni falcon. Je ne sais même pas où.  


12 novembre 2007

Souvenirs, souvenirs

 

9 novembre 2007. Mon cours d’allemand commence sur un tournant de l’Histoire: la chute du mur de Berlin, le 9 novembre 1989. 155 kms de béton et barbelés s’écroulent par petits bouts dans la liesse générale. Pourtant, cette date n’est pas un jour de fête en Allemagne. Ce beau souvenir n’en masque pas un autre, plus ancien : la « Nuit de cristal », le 9 novembre 1938. Une appellation poétique et nazie pour symboliser les débris de verres causés par ce pogrom anti-juifs. Synagogues, habitations et magasins détruits. Morts. Déportés.  25 ans plus tôt, le 9 novembre 1923, les Nazis avaient tenté de renverser la première République démocratique allemande, fondée le 9 novembre 1918. Suite à ce coup d’Etat manqué, Hitler passa quelques années en prison, où il écrivit « Mein Kampf ».

 

10 novembre. Premiers flocons de neige !

 

11 novembre. Rien à fêter de ce côté du Rhin.