11 juillet 2008

Im Tagesspiegel

En stage en juillet au quotidien berlinois "Der Tagesspiegel", j'ai écrit quelques articles pour les rubriques Politique et Médias. Ils portent sur des sujets touchant la France, mais sont rédigés en allemand (corrigé de mes fautes par mes collègues ;-) Bonne lecture amis germanophiles...

Im Juli mache ich ein Praktikum in der Tageszeitung "Der Tagesspiegel". Ich habe eineige Artikel für die Politik und Medien Abteilungen geschrieben. Sie sind über Frankreich, aber natürlich auf deutsch... und korrigiert ;-)  So gute Lesung und viel Spaß !

10.07.2007 im Tagesspiegel

http://www.tagesspiegel.de/politik/div/;art771,2568983

Sarkozys Geheimdienst : "Voll daneben"

Es war am Vortag der Befreiung von Ingrid Betancourt: Um ein Haar hätte der französische Auslandsnachrichtendienst den Tod der weltbekannten Geisel gemeldet. Diese Beinahepanne enthüllte jetzt die französische satirische und investigative Online-Zeitung „Bakchich“ – 2006 von Nicolas Beau gegründet, einem früheren Journalist der Wochenzeitung „Le Canard enchainé“. Das Verteidigungsministerium in Paris lehnte dazu jede Stellungnahme ab.

Nach den Recherchen von „Bakchich“ kam die Nachricht vom angeblichen Tode Betancourts aus einem Spezialbüro, das im Mai 2007 auf Anweisung von Präsident Nicolas Sarkozy eingerichtet worden war. Deren Mitarbeiter sollten alle Informationen über die Situation der französisch-kolumbianischen Geisel sammeln und auswerten.

Als der zuständige Abteilungsleiter des Auslandsnachrichtendienstes den Text auf den Tisch bekam, wollte er über die Veröffentlichung nicht allein entscheiden. „Er erinnerte sich an einen früheren peinlichen Fall – der Auslandsnachrichtendienst hatte den Tod des saudischen Königs Fahd gemeldet, sieben Jahre zu früh“, schrieb die Online-Zeitung. Nur weil sein Chef nicht da war, entschied sich der Abteilungsleiter, die brisante Nachricht zunächst unter Verschluss zu halten. Am nächsten Tag dann kam Ingrid Betancourt frei. Marie Masi

06 juillet 2008

La "Shell Haus", un bâtiment qui fit des vagues

 

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Incroyable mais vrai, il s'agit d'un seul bâtiment. Situé en bordure de canal, pas très loin de la Potsdamer Platz et du Tiergarten, le « Shell Haus » est même l'un des plus célèbres édifices de Berlin, considéré par beaucoup comme un chef d'oeuvre de l'architecture de la République de Weimar.

Pour obtenir cette façade tout en courbes, qui s'élève progressivement de 5 à 10 étages, il fallut réaliser une ossature métallique. Une première à Berlin.

 

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L'architecte, Emil Fahrenkamp (1885-1966), aurait d'ailleurs eu bien du mal à faire accepter la physionomie de son immeuble, révolutionnaire pour l'époque. Selon la petite histoire, il aurait revu près de 300 fois ses plans, avant que la commission d'urbanisme de Berlin ne donne son aval en 1930. La maison Shell fut inaugurée un an plus tard.

 

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Cet immeuble abrite aujourd'hui le siège social de Gasag, compagnie de gaz berlinoise.

30 juin 2008

Les hommes-barbecue sur le grill

Postés sur des sites touristiques ou de forte affluence, ils sont repérables de loin, avec leur petit parapluie orange au-dessus de la tête et leur gros barbecue en bandoulière. Inconnus en France, les « hommes-barbecue » font partie intégrante du décor berlinois. Du matin au soir, par tous les temps, ils vendent des hot dogs allemands. La recette est simple. Un petit pain coupé en deux, une immense saucisse de Thüringe de 21 cm et 85 grammes, moutarde ou ketchup. Le tout pour 1,20 euro.

Sur l'Alexander Platz, un « homme-barbecue » installé stratégiquement à la sortie d'une bouche de métro n'a pas une minute à lui. Même en plein après-midi. Les clients arrivent par vagues, au rythme des trains. Il lui faut préparer en un temps record son hot dog, tout en ayant un mot affable pour le client, un oeil sur les 20 autres saucisses qui dorent sur son grill, une main dans la poche pour rendre la monnaie et un « merci » à son collègue qui vient de le ravitailler en petits pains, dans un espace situé juste derrière le barbecue.

"L'homme-barbecue" cuisine sur un grill portatif, retenu par deux grosses sangles sur les épaules, et protégé par une vitre pour éviter d'éclabousser le client. Dans le dos, il a une charge de gaz. Vide, l'ensemble pèse « 15 kilos », selon Grill-Walker, la société qui a déposé en 1998 un brevet pour cette invention. Avec le gaz et les victuailles, le poids s'élève à « 25 kilos », selon les intéressés.

 

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« Hier, j'ai eu un peu mal au dos, mais aujourd'hui, ça va », estime un homme de Grill Walker. « Pour le moment ça va, je suis encore jeune. Mais peut-être que plus tard... », confie un autre. « Les travailleurs passent un examen médical chaque année. Pour le moment, le médecin n'a décelé aucun mal de dos », affirme Grill Walker, qui gère l'exploitation aujourd'hui de « 24 grills en Allemagne, dont 10 à Berlin ». Néanmoins, un projet de grill plus léger (« 8 kilos vide ») est à l'étude. Il pourrait être prêt d'ici 4 à 6 mois.

En attendant, les travailleurs s'organisent pour ménager leur dos et leurs jambes. Selon Grill Walker, ils travaillent en binôme, afin de se relayer et peuvent « travailler autant de temps qu'ils le veulent dans la limite de 4-5 jours par semaine ». Sur le terrain, ça ne se vérifie pas toujours. L'un m'a dit travailler 6 jours sur 7, 10 heures par jours, en alternant toutes les deux heures, avec son binôme. Un autre travaillait sans acolyte.

Le nombre d'heures et les conditions de travail des « hommes-barbecue » n 'est pas très clair. D'autant que leur statut ne l'est pas non plus. Ceux que j'ai rencontrés m'ont tous dit être « salariés » et non « indépendants ». En même temps, le système mis en place par Grill-Walker stipule, sans répondre apparemment à tous les critères d'un système franchisé, que l'homme-barbecue loue son grill portatif. 400 euros par mois. Soit 334 hot dogs.

 

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Les "femmes-barbecue" sont bien représentées sur le site Web de Grill Walker. Personnellement, je n'en ai jamais rencontrées.
Quant au prix des hot dogs, il varie selon les lieux
(jusqu'à 4 euros dans les stades de foot)

 

Combien de sandwichs sont-ils vendus par jour ? « C'est top secret », me répond l'un, jaloux de ses performances. Selon d'autres vendeurs, plus bavards, cela varie en fonction du temps. « Les saucisses ont plus de succès quand il fait froid », constate l'un, qui estime écouler entre «  entre 150 et 400 » sandwichs par jour. La fourchette varie de « 200 à 300 » pour l'autre.
Mais quel salaire cela fait-il à la fin du mois ? Là encore, ce n'est pas très clair. L'un des vendeurs assure que le « minimum est de 50 euros par jour » et visiblement, il y aurait une prime ou une commission à partir d'un certain nombre de saucisses vendues. Grill Walker ne veut donner aucun revenu, mais assure que les hommes-barbecue « gagnent assez pour louer leur grill et partir en vacances ». Sur son site Web, la société évalue le prix de revient d'une saucisse à 0,86 euro. Donc, le gain réalisé par hot dog vendu à 1,20 euro (soit 1,11 euro sans la TVA) est de 25 centimes.

Ainsi, un homme-barbecue qui vend 200 saucisses par jour, et cela 20 jours par mois, gagne donc 1000 euros mensuels, dont il faut déduire 400 euros de loyer pour le grill. Même si la vie à Berlin est moins cher qu'à Paris, les fins de mois doivent être difficiles.... à moins d'allonger les journées et de travailler tous les week-end.